Reiki : charlatanisme médical ?
- Secte new-age ?
- Vous vous inquiétez sur les
apparences de sectes de type new-age ou de charlatanisme de certains enseignants
et enseignements du Reiki ?
- Les propos de certains enseignants
de Reiki vous semblent délirants ?
- Cette inquiétude est justifiée
et cet ouvrage répond rationnellement aux doutes légitimes
sur la méthode Reiki.

Après
les best-sellers : “All
the truth about Reiki” (épuisé), “Le Reiki, vu
par ses praticiens” (annexes
historiques) ... un nouvel ouvrage, en format électronique
(e-) :
“LE REIkI,
MÉDECINE MYSTIQUE DU Dr USUI”

:: Mikao
Usui ( 1865 - 1926 ) ::
INTRODUCTION
DE L'OUVRAGE :
:: Orient
et Occident : les deux pôles
de civilisation ne sont pas aussi cloisonnés que le quidam pourrait
le supputer. Bien souvent, des basculements se sont opérés ;
et, notamment, par ce point d’équilibre qu’est le Moyen-Orient.
De Memphis à Babylone et de Jérusalem à la Mecque,
notre culture moderne est le symptôme de ces confluences. A défaut,
et ne serait-ce qu’au quotidien : quid des pâtes « italiennes »,
quid des soieries « de Lyon », quid de l’imprimerie « de
Gutenberg », quid des aquarelles « impressionnistes » et
de l’Art Déco, quid du génie prétendument « notre » !
De même et en sens inverse, la tradition védique revendique
sa source de l’exode d’Européens vers l’Inde dravidienne
et, autre exemple, le Bouddhisme des « Terres Pures » n’aurait
pu être sans l’influence des disciples de l’évêque
chrétien Nestorius.

:: La « médecine sacrée » du
Dr Mikao Usui, comme il désigna lui-même son Reiki, s’inscrit
dans cette histoire des échanges entre les deux extrémités
de l’Eurasie et se révèle un carrefour singulier de
convergences. Ni religion et ni médecine reconnues comme telles en
lui, ni occidental et ni intégralement oriental – bien
qu’il conjugue tous ces aspects – qu’est-ce que ce Reiki ?
Est-il une religion nouvelle ? Est-il une thérapie inédite ?
Quel est son cadre intellectuel ?

:: Tout d’abord, la méthode
du Dr Mikao Usui n’a aucune visée religieuse, elle ne se révèle
pas dans un lieu géographique, le « templum » avec
son calendrier liturgique. Toutefois, le Reiki opère dans un « tempus »,
un temps sacré de spiritualité accordé à ces
espaces précieux que sont notre corps et notre conscience. Aucun
rite donc dans le Reiki ; mais, toutefois, diverses pratiques thérapeutiques
millénaires comme le soin par imposition des mains, la méditation
de symboles ésotériques et l’accès à une
intuition d’origine transcendante par le biais d’initiations.
Voilà donc pour le moins curieux, que de joindre art médical
et mysticisme.

:: L‘Orient nous a habitués
aux inventions, pour à chaque fois marquer nos croyances et nos technicités ;
le Reiki ne déroge pas. Ni religion antique, bien qu’en portant
la trace ; ni thérapie nouvelle, bien qu’inspirée
de la médecine moderne, quelles sont donc les muses ayant auguré la
formulation de cette médecine sacrée ?

:: Les influences qui
convergent dans le Reiki sont en fait, d’une part, les découvertes
modernes de la science occidentale – le Dr Usui fut enseigné par
des allopathes diplômés de Harvard et sera, à la fin
du 19ème
siècle, le premier médecin nippon à officier ainsi
par décret impérial – et, d’autre part, les consonances
opérées par l’initié au Mikkyo, l’ésotérisme
bouddhique, qu’était Mikao avec le gigantesque réservoir
de sagesses et de pratiques de santé dont le Japon hérita
de la Mésopotamie, de l’Inde, du Tibet et de la Chine et notamment
du Bouddhisme de la lignée du Stupa de Fer.

:: On trouvera, en
conséquence, dans
le compendium mis au point par le Docteur Usui et transmis par ses successeurs – le « Usui
Hikkei » dont une traduction partielle par nos soins est donnée à la
suite – à la fois une trame scientifique et des appels confiants à la
science, avec une approche allopathique typiquement moderne de classifier
les maladies, et, à la fois, des notions et des termes issus du Taoïsme
chinois et du Tantrisme indo-tibétain, avec une approche spirituelle
des causes de la souffrance singulièrement bouddhiste et aussi des
usages chiropratiques orientaux traditionnels comme les massages ;
voire des secrets de santé ancestraux propres au clan de samouraïs
Usui-Chiba, dont Mikao était le rejeton.

:: L’Occident contemporain, en rupture
avec le charisme judéo-chrétien de ses fondateurs – un
charpentier d’ascendance impériale davidienne, un patron pécheur
galiléen et son frère – et en quête de vérités
scientifiques – si ce n’est plus opérantes – était-il
prêt à réserver bon accueil au témoignage d’un
humble hobereau japonais, ami de son empereur, médecin allopathe
et amateur de textes ésotériques indiens, chinois et tibétains
?

:: Dans notre société moderne
en mal d’éthique, où les pathologies sont un marché et
le malade une ressource commerciale exploitable, le terrain était
sans doute labouré pour une approche technique de la santé – loin
des superstitions – mais aussi – puissance idéologique
du lobby médical industriel et chimico-scientiste aidant – pour
une explication, moins dogmatiquement matérialiste et surtout plus
humaine, des causes premières de la maladie, faisant appel à la
psychologie, notamment aux mécanismes psychosomatiques, et à des
médecines moins invasives et plus naturelles.

:: Et c’est précisément
ce que recevait le Reiki, en héritage de la tradition nippone et
de l’expérience de Mikao Usui, pour l’offrir aux chercheurs
de vérité de l’Ouest. Rappelons que la méthode,
outre son aspect proprement manuel d’imposition des mains, est fondée
sur la psychologie bouddhique et sur des procédés initiatiques
du Shintô. Nous le verrons à propos des « Cinq Principes »,
thèmes philosophiques inspirés par l’empereur Meiji
et pratiqués par les étudiants de Reiki ; du 12ème
fascicule du Reikiki, le « Amefudo-no-maki », texte
shintô possible source des initiations spirituelles données
par Mikao Usui et à sa suite ; et du « Tantra de
l’Eclair », comme étant à l’origine
des cinq symboles médités pour produire la guérison
psychique et à distance.

:: La science
des pensées et des émotions
initiée par le Bouddha au 6ème siècle avant l’ère
chrétienne, et que véhicule ce Tantra de l’Eclair au
cœur du Reiki, se distingue fortement de l’empirisme et des
quelques décennies de pratique des psychologues occidentaux. La base
n’est pas la même, la psychanalyse moderne étant fondée
sur l’affirmation du « moi » ; position
doctrinale justifiée par une interprétation subjective des
arcanes du Judaïsme, opérée par le Dr Sigmund Freud et
ses successeurs, ainsi que sur divers emprunts aux mythes égyptiens
et gréco-latins. C’est, tout du moins, ce qu’affirme
le clinicien dans une lettre à K. G. Jung, qu‘il compare à Josué,
où Freud se pose comme la « réincarnation » du
patriarche Moïse (1) et affirme une mission
de sa méthode de conduire
le peuple vers la terre promise.

:: La thérapie bouddhiste repose,
elle, sur une doctrine cosmologique héritée de la révélation
métaphysique hindoue et fait la part belle – dans la formulation
de sa doctrine du « karma » et l’explication
qui en suit des causes du mal et de la souffrance – à des processus
subtils seulement récemment mis à jour par la biologie et
la chimie modernes comme ceux du système endocrino-hormonal, et encore à des
postulats très novateurs de la physique quantique, comme ceux des « champs
d’information non-localisés », des « champs
morpho-génétiques » et d’autres tentatives
d’objectivation par des procédés radioactifs des « péridromies » et « allodromies » (les
méridiens) de l’acuponcture chinoise traditionnelle.

:: Les sages orientaux
seraient-ils donc une fois encore des précurseurs de nos techniques
occidentales futures ? Le Dr Mikao Usui déclara, vers 1925, à un
journaliste l’interrogeant sur l’explication rationnelle de
sa méthode,
que le Reiki serait un jour d’une évidence scientifique. Ces
propos ont été consignés par la fondation nippone assumant
sa succession (la « Usui Reiki Ryoho Gakkai ») et
une traduction par nos soins est donnée à la suite.

:: Vers 1978,
la communauté new
age américaine, dernière évolution du protestantisme
et de la réforme chrétienne, s’empara de la méthode
de Mikao Usui pour en faire une sorte de pentecôtisme corollaire de
la mondialisation libérale. Outre-atlantique, les nouvelles religions
ont usage de saupoudrer de scientisme et d’orientalisme leurs offres
doctrinales et initiatiques (2) ; et c’est
par ce curieux canal que se manifesta le Reiki pour les premiers praticiens
d’Europe. Pendant
vingt ans, l’école « The Reiki Alliance »,
reçue de Hawayo Takata, fut le vecteur dominant, et parfois arrogant
comme le dénoncèrent ses détracteurs, d’une forme
de Reiki divergente, dans son essence et ses techniques, de celle originellement
donnée par Mikao Usui au Japon.

:: Cette
américanisation du Reiki
produisit pourtant un effet inattendu : sous l’influence de la méthode,
un nombre significatif de pratiquants abandonnèrent les groupes spiritualistes,
premiers vecteurs de l’enseignement de Mikao Usui en Occident, pour
se consacrer à une étude du corpus doctrinal du Bouddhisme
tibétain. Padmasambhava, un bouddha venu de l’Inde au Tibet
au 8ème siècle, avait prophétisé cet envol du « Dharma »,
les sagesses bouddhiques, « dans des oiseaux de fer » vers
l’Europe des « hommes à la peau blanche » et
sa vocation d’y ramener une éthique de la paix.

:: Toutefois, il fallut
deux décennies,
avec notamment Patrice Gros et Claude Vidal en France en 1998 (des pratiquants
du Bouddhisme tibétain) et Franck Arjava Petter et Walter Lubecq
en Allemagne en 1997 (des pratiquants hindouisants et new age), pour que
le Reiki reprenne son visage originel et aussi, avec le Lama Yéshé en
Inde en 1999 et plus modestement notre personne dès 1995, pour qu’il
révèle son caractère fondamentalement tantrique (Vajrayana/Tantrayana)
et tao/shintoïque. Les controverses furent acharnées entre écoles
de Reiki spiritualistes et les enseignants initiés directement au
Japon ou, tout du moins, pratiquant dans le cadre intellectuel oriental.

:: L’accès
au Reiki devenait plus élitaire certes, sauf disposition naturelle
et autre grâce.
Faut-il s’en blâmer ? Il est vrai que la communauté des
praticiens s’est alors scindée entre tenants de la tradition
et libres-penseurs aux vues personnelles, et qui ont ainsi ajouté à la
méthode tout un fatras de symboles, de techniques et de conceptions
extraits de tous les horizons : sorcellerie, occultisme, kabbale, druidisme,
maçonnerie et autres hindouisme, chamanisme amérindien ou
bön plus ou moins revisités. Le Reiki se situe pourtant historiquement
loin de tout cela, dans le prolongement de cette révolution de la
tradition nippone qu’initia l’empereur Meiji dans la seconde
partie du 19ème siècle. Mikao Usui est très clair sur
cette source d’inspiration.
:: Ce renversement
des pôles, permettant à l’Occident
de revenir à l’Orient par un détour en Amérique,
s’autorisa certainement du fait que toute révélation
métaphysique présente deux aspects (3). Le premier est lié à la
sédentarité et que l’on dit « exotérique » ;
le second au nomadisme et que l’on dit « ésotérique »,
demeurant caché dans toute civilisation jusqu’à son
apocalypse, sa révélation. D’un point de vue anthropologique,
le Reiki résulterait d’un tel processus marquant la révélation
des arcanes à la base de la collectivité des sédentaires,
puis sa diaspora vers les nations. Les cas historiques précédents
sont ceux du Christianisme des cryptes nomadisant le Judaïsme et du
Bouddhisme archaïque en ce qui concerne le Védisme ; c'est-à-dire,
pour le Reiki, la mise à jour de processus subtils et de schémas
sapientiels normalement du domaine des mystères du Shintô.
Cette donnée confère à l’aspect spirituel de
la méthode de Mikao Usui une identité proprement singulière,
voire prophétique.
:: Bouddhique mais
plus tout à fait
shintoïque, comme le Christianisme primitif était abrahamique
(d’Abraham) ou mosaïtique (de Moïse) et non plus vraiment
davidien (du roi David), le Reiki relève en conséquence de « l’initiation »,
pour le sédentaire polarisé sur la tradition impériale
nipponne, et du « naturel », pour tout nomade. Ce
double aspect justifie le mode d’apparition original de la méthode à Kurama-yama,
lieu central du culte rendu à l’Empereur du Japon, et
hors de tout contexte initiatique authentiquement traditionnel.

:: Pour avoir perdu
de vue cette possibilité humaine,
on s’est interrogé en vain sur les initiations « spontanées » de
ce type, hors de toute lignée de transmission, comme celles du Bouddha,
de Jésus, de Mohamed (L.P.S.L.) et de même plus modestement
sur celle de Mikao Usui à Kurama-yama. Ce fait explique en retour
certains excès de confiance de praticiens de Reiki – trop novices
pour ne pas être enthousiastes – quant aux vertus et aux précédents
historiques de la méthode.

:: En effet, des enseignants
ont été moqués
par la presse satirique pour avoir fait un lien entre le Reiki et des grands
fondateurs de religions, du fait des mêmes aspects d’imposition
des mains et de ce contexte hors de toute lignée de transmission.
Les initiations spontanées dont ont bénéficié ces
fondateurs expliqueraient, a contrario, à la fois la nature des quolibets
d’esprits forts pour qui la mystique est risible ; et à la
fois les condamnations sans appel d’officiels, de telle ou telle traditions,
rappelant ces poncifs juifs qui poussèrent leur acharnement haineux
jusqu’à suivre Jésus au Golgotha. Hors du fait historique,
l’itinéraire vers la mort et la résurrection du Christ
s’expliquent avant tout symboliquement et Jésus ne demanda
t-il pas à son Père de pardonner à ceux « qui
ne savent pas ce qu’ils font » ? C’est à dire à ceux
pour qui l’ésotérisme reste hors d’atteinte du
fait de leur enfermement stupide ou savant dans des habitudes de pensée.
Jésus ne précisait-il pas à un Nicodème venu
l’interroger sur le sens des symboles exprimés par les paraboles
et les actes du Nazaréen:
« Tu es docteur en Israël
et tu ignores ces choses-là ? ».
:: Les témoignages,
présentés
par le journaliste de Radio-France Ronald Mary, ouvrage dont nous sommes
le rédacteur des principales annexes, révélaient l’orientation
mentale actuelle et l’affectivité des praticiens qui l’enseignent
et parfois même leur ignorance des arcanes de l’ésotérisme
: c’est en effet le Reiki ... « vu par ses praticiens
(4) ».
Ni les interprétations de ces praticiens-là ou celles d’autres – interprétations
parfois malheureusement vécues comme délirantes pour qui n’a
que peu de respect pour la subjectivité de chacun et ignore certains
modes d’expression de la mystique – ni les pratiques dont ils
témoignent – pratiques parfois malheureusement ressenties comme
charlatanesques par les sectaires du milieu médical officiel ou grotesques
par ceux qui ont été peut-être abusés par des
praticiens eux-mêmes illusionnés – ne sauraient enfermer
ni épuiser une technique thérapeutique éprouvée
et fondée sur des révélations spirituelles antiques,
et encore moins un art de vivre honorable.

:: Nous devrons donc
discerner à l’aune
de leur maîtrise doctrinale les formes de Reiki et les enseignants
utiles à notre propre cheminement vers l’Eveil et vers la Réalisation,
dont certaines et certains ont malheureusement trahi l’intention première
de Mikao Usui. Soyons réalistes, des médecins, des prêtres
ou des transmetteurs de lumières spirituelles sont parfois aussi
mis en accusation devant des juges sans pour autant jeter l’opprobre
universel sur tous leurs pairs et toutes les pratiques médicales,
religieuses ou initiatiques. Tout comme les religieux ne sont pas la religion,
le Reiki ne doit pas être limité – et encore moins entaché – par
l’individualité de ceux qui le pratiquent et, ceci, afin de
lui conserver sa transparence métaphysique, et, de là, son
effectivité thérapeutique.

:: Certes,
la méthode de Mikao
Usui est inhabituelle pour nous, Occidentaux. Pourtant, à nous
de la juger pour ses effets. Aucune autorité extérieure ne
nous dispensera de discernement, à moins de nous enfermer dans une
bien plus coûteuse illusion de sécurité. Les autorités
médicales et la sécurité sanitaire qu’ils promeuvent
seront-elles nos œillères, comme l’affirmait le Dr Guylaine
Lanctôt dans son célèbre ouvrage, « La mafia
médicale (5) », où elle
dénonçait
la main mise de la haute finance sur la médecine légale et
son orientation intellectuelle depuis le Rapport Flexner de la Fondation
Rockefeller ?

:: Les êtres humains interrogés
par Ronald Mary, dont certains médecins, auront été des
témoins, à des degrés variables, de ce long labeur
d’effacement de soi devant la lumière qu’est la vie « sain(t)e » proposée
par la méthode de Mikao Usui. La maladie n’est-elle pas aucunement
un « en-soi » ; mais au contraire le révélateur
de l’absence de santé ? Le Bouddhisme ne considère
t-il pas l’égocentrisme – la soif d’être
et l’affirmation exclusive de soi aux dépens d’autrui – comme
la pathologie première et base de toutes les autres, pathologie surgie
des ténèbres de l’ignorance ? Leur pratique du
Reiki a conduit nombre de praticiens à s’interroger sur la
portée de leur action thérapeutique et à considérer
les savoirs philosophiques, dont elle est le fruit, d’un point de
vue plus critique.

:: Nous formulons le
souhait que ce qui doit être
acquis ici par le lecteur puisse l’être et que, au-delà des
attirances inévitables pour tel ou tel enseignant, ou encore pour
tel ou tel aspect en sympathie de la méthode, l’essentiel soit
réalisé. Et cet « essentiel » du Reiki
a trait, pour nous, à la cosmogonie indo-bouddhique, base de tous
ses développements thérapeutiques, et au culte Shintô dont
cette méthode tire son charisme, et ainsi donc son effectivité opérante
sur les systèmes nerveux et endocrinien du corps.

:: Ce nouvel ouvrage
nous semblait d’actualité tant
il était utile de faire le point sur les recherches historiques concernant
le Reiki et tant des éléments nouveaux apparaissent de jour
en jour pour valider ou nier nos certitudes d’hier. Il était également
important de traiter du caractère initiatique du Reiki et de placer
sa symbolique dans une perspective plus large que ce qui est généralement
enseigné ou écrit. A ce titre, le rôle de l’enseignant
devait être précisé.

:: L’aspect scientifique que nous
traiterons, même s’il est digne du plus grand intérêt,
nous semble une respectable distraction. Nous nous en expliquons. Le Bouddhisme
se base sur l’expérience du Bouddha, jugée comme définitive,
et c’est dans ce cadre que nous avons librement choisi de nous inscrire
pour fonder notre éthique de vie et pratiquer le Reiki. La science
moderne, même lorsqu’elle n’est pas interprétée
comme une simple réaction de rejet du Catholicisme finissant, est
de nature empirique et expérimentale, tout comme le Bouddhisme ;
mais ne propose, elle, aucune conclusion définitive.

:: Les « vérités » scientifiques
ne sont que des postulats ; même si les découvertes sont
le plus souvent dignes d’émerveillement ou font un clin d’œil à de
vieilles sagesses traditionnelles. Aussi, fidèle à notre choix
de vie, nous ne pouvons accorder à la science moderne qu’une
valeur toute relative et distrayante, comme le cheminement d’une tortue
dans un espace encombré d’objets : jamais sûre d’avoir
tout vu, sans jamais savoir si elle a eu une vue d’ensemble.

:: C’est cette vue d’ensemble
de la voie du Reiki qui fait l’objet de cet ouvrage et que nous nous
proposons de fournir au lecteur en toute humilité et sous l’influence
reconnue comme telle de nos limites intellectuelles et sapientielles.
Notes.
1. Propos de Hadès in. « La
psychanalyse, sacrement du diable », Bussières, France,
1985. Le fait que la psychanalyse reproduirait, en mode parodique,
des arcanes de la mystique juive expliquerait sa condamnation par les autorités
religieuses occidentales. On a même parlé d’exercices
spirituels simiesques à propos des thérapies de W. Reich,
continuateur de K. G. Jung (le « Josué » de
Freud), et prenant pour base un « orgon » pourtant
assez proche des concepts chinois de « Tchi » ou
nippon de « Ki ». Voir le terme Spiritus au lexique
final.
2. René Guénon, « L’erreur
spirite »,1923, et « La société théosophique,
histoire d’une pseudo religion », 1921, Editions Traditionnelles,
France.
3. Mircea
Eliade oppose le sédentaire
et le nomade, comme dans le mythe biblique de Caïn et Abel, du fait
de leurs relations corollaires au temps et à l’espace ;
relations trahies par leurs expressions respectives du sacré dans
le Temple, à la fois lieu du « tempus » festif
et calendrier du « templum » sacrificiel. Désorienté, à l’architecture
déstructurée, le temple moderne ne traduit plus, comme traditionnellement
en condensé, les rythmes cosmogoniques. Il livre le fidèle à sa
subjectivité chaotique en attendant que le fatum ne l’oblige à un
douloureux retour au nomadisme, avec son aspect eschatologique vécu
parfois comme une punition divine, à l’image du meurtre abrahamique.
Dans le cadre du Shintô, c’est la descente maudite du couple
mythique Izanami – Izanagi, vers la lumière au centre de la
Terre, qui est suivie de la résurrection apocalyptique de l’aspect
masculin, père de la déesse solaire Amaterasu O-mi Kami et
ancêtre de l’Empereur. Rappelons que le premier Tenno se manifeste
sur le lieu même de la révélation du Reiki à Mikao
Usui, à Kurama-yama, par une irradiation astrale vénusienne.
Or, c’est près d’un oratoire dédié en ce
Mont à Mao Son, le kami de la planète Vénus, que Mikao
Usui effectua cette retraite de jeûne ( 21 jours ) dont il résulta
en grande partie la puissance « inexplicable » de
sa méthode
de santé. Férus d’astrologie, qu’ils ne distinguaient
point de la simple observation spéculative des astres, les Anciens
avaient eu la sagesse de présenter les rythmes naturels et cosmogoniques,
influençant le corps et la génétique, dans des mythes
adaptés aux mentalités respectives des sédentaires
et des nomades. En effet, selon eux, la nature était l’index
des modifications incessantes s’opérant à l’intérieur
de l’homme ; ces modifications et la nature ayant une origine
métaphysique commune et agissant l’un sur l’autre pour
produire malheur ou bonheur. Nous avons démontré par ailleurs
l’essence astrologique des symboles du Reiki, inspirés de la
doctrine spirituelle indienne de la langue des étoiles et reproduisant
des processus cosmogoniques de la science bouddhique. Mis en œuvre
sous la forme des symboles, ce rappel met à jour cette charpente
psychologique et subtile commune à tous les hommes sain(t)s que les
Tibétains nomment « corps de vajra » ou « de
perfection », composé des cinq éléments.
Nous aurons l’occasion d’y revenir.
4. Ronald Mary, « Le Reiki
vu par ses praticiens, unité dans la diversité »,
Editions du Souffle d’Or, France, seconde édition de 2002.
5. Guylaine Lanctôt, « La
mafia médicale », Editions J’ai la Clef, Canada,
1995.
Sommaire
de l’ouvrage :
Introduction............................................................................................................
03
Chapitre 1 - L’origine
controversée du Reiki..........................................................
11
Chapitre 2 - L‘histoire
du Reiki, ses protagonistes et ses écoles.............................
19
Chapitre 3 - Les
preuves écrites...............................................................................
43
Chapitre 4 - Les
interrogations sur la méthode.......................................................
61
Chapitre 5 - Une
approche scientifique et clinique du Reiki...................................
66
Chapitre 6 - Une
approche anthropologique du Reiki..............................................
82
Chapitre 7 - Une
approche traditionnelle du Reiki..................................................
99
Chapitre 8 - Les
sources chinoises de Mikao Usui......................................................
102
Chapitre 9 - Les
sources shintô de Mikao Usui...........................................................
116
Chapitre 10 - Les
sources bouddhiques de Mikao Usui...............................................
128
Conclusion..................................................................................................................
150
Colophon.....................................................................................................................
181
Annexes - Bibliographie.............................................................................................
190
Lexique........................................................................................................................
191
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ou de maladie, consultez d'abord un médecin ou un professionnel
de la santé en mesure d'évaluer adéquatement votre état
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